Mes tergiversations

Attendez-vous à y trouver de tout.

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En ce jour de reprise des négociations entre les porte-parole étudiants et le gouvernement, je vous offre quelques touches de rouge. Qui aurait cru que les Québécois seraient si enclins à porter le rouge aussi visiblement! Debout depuis 6 heures ce matin, j’enfile les entrevues les unes après les autres. La dernière sera à 15h55, donc une journée entière sur les nerfs! Plus une situation nous rend nerveux, plus le sentiment d’accomplissement et de satisfaction est grand lorsqu’elle est surmontée, Donc, j’ai bien hâte à 16h00 de savourer ce petit moment de soulagement…

Ce tricot, encore une belle trouvaille chez les frippes. C’est surprenant à quel point on peut trouver des morceaux qui suivent les tendances du moment dans ce genre d’endroit, et à une fraction du prix bien sûr (4.99$). La preuve que rien ne se crée, rien ne se pert, tout se transforme!

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Tarte choco-fraise

La saison des fraises est presque arrivée! Alors les californiens s’empressent de nous vendent leurs fraises insipides à rabais:) J’ai pris une pause de trois semaines depuis le dernier dessert que j’ai concocté. Ben oui, ça influe rapidement sur le tour de taille, autant de beurre, de sucre, de chocolat et de lait. Mais c’est si bon qu’il faut bien recommencer une fois de temps en temps, et une gros panier de fraises, c’est inspirant. J’ai donc fait une crème patissière, au chocolat, que j’ai déposée dans une pâte à tarte, que j’ai décorée d’une montagne de fraises. Faire de la crème patissière, c’est fafa. Avoir su.

Ingrédients

  • Plein de fraises
  • 3/4 de tasse de sucre
  • 1/3 de tasse de farine
  • 2 oeufs
  • 2 tasses de lait
  • Extrait de vanille
  • 30 grammes de chocolat noir
  • Une pâte à tarte

Étapes

Hors du feu, mélangez dans une casserole le sucre et la farine. Ajoutez les oeufs et mélangez jusqu’à ce que ce soit homogène. Faire chauffer le lait au micro-ondes pour 3 minutes environ. Incorporez graduellement le lait chaud au mélange en fouettant constamment. Mettre sur le feu et portez à ébullition. Ne jamais arrêter de fouetter en raclant bien le fond et les côtés de la casserole. Mijotez une minute ou deux jusqu’à l’obtention de la consistance désirée. Ajoutez la vanille et le chocolat et mélangez pendant que le chocolat fond. Réfrigérez 3 heures. Étendre dans l’abaisse de pâte cuite à l’avance. Décorez de fraises et voilà! J’étais un peu paresseuse aujourd’hui et j’ai utilisé une pâte à tarte du commerce, mais la prochaine fois, je vais essayer de faire la mienne. Probablement que ce sera aussi fafa que la crème patissière.

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Je suis de retour

      

Loin de moi l’idée de me justifier ou de m’excuser de ne pas m’être manifestée depuis plus de deux semaines sur mon blogue! (De toute façon, je sais bien que vous en avez rien à cirer.) Mais voici quand même un tableau éclaté de ce à quoi ont ressemblé ces deux folles semaines de mon existence.

Dans les quinzes derniers jours, j’ai:

  • voyager en train
  • mangé du homard
  • pesté à de nombreuses reprises contre le gouvernement
  • vu des manifestants courir dans les rues de Montréal en petite tenue
  • fait 80 kilomètres avec mon nouveau vélo!
  • assisté à des réunions internationales de la Convention sur la diversité biologique
  • passé trois jours dans la vieille capitale
  • visité trois hôpitaux et cliniques médicales différents
  • admiré les tenues traditionnelles et les casques des samouraïs au musée
  • porté le carré rouge avec fierté
  • fait un pique-nique dans une chambre d’hôtel
  • aidé une amie à déménager
  • passé une semaine à Montréal
  • visionné un film d’horreur au cinéma
  • inauguré un premier 5 à 7 sur une terrasse en bonne compagnie
  • participé à trois jours de discussions avec tous mes collègues de travail
  • mangé ma première crème glacée de l’été
  • nettoyé à la main tous les coussins de mon divan
  • dégusté un festin de sushi avec ma soeur 
  • travaillé jusqu’à 6h30 toute la semaine
  • lu trois livres dont un sous le soleil chaud d’après-midi dans un parc
  • bu plusieurs bouteilles de vins
  • souhaité bonne fête des mères à 5 personnes au téléphone
  • dormi trop peu…
  • etc.

Voilà! J’espère être un peu plus disciplinée dans les jours à venir, mais l’été qui approche et l’ensoleillement qui dure plus longtemps rendent la chose plutôt ardue:)

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Muffins aux poires, rhum et chocolat noir
On s’entend, c’est cochon. Et vraiment très très bon. Parfait pour une petite touche sucrée après le souper ou le matin avec un bon café. Je n’achète pas souvent des poires. D’une part, je trouve qu’il est difficile d’arriver à la bonne consistance avec ce fruit et de l’autre, transporter une poire dans son sac équivaut presque toujours à un fruit suintant, noir et amoché quand vient le temps de le manger. Mais sérieusement, quand elle est mûre à point, juteuse et qu’on la prend directement du frigo pour la croquer sur le champ, c’est bon. Et avec du chocolat noir, c’est tout simplement divin. Voici la recette que j’ai légèrement modifiée.
INGRÉDIENTS
2 2/3 tasses de farine
½ tasse de farine d’avoine (je n’en avais pas alors j’ai mis plus de farine blanche)
3 c. à thé de poudre à pâte
3 poires hachées grossièrement
1 tasse de brisures de chocolat noir
2/3 tasse de sucre blanc
3 oeufs battus
2/3 de tasse de beurre mou
2 c. à table de rhum brun
1 ½ tasse de lait
un peu de beurre mou
ÉTAPES
Préchauffez le four à 180ºC / 350ºF;
Beurrez un moule à muffins;
Dans un moyen bol, mélangez ensemble la farine, la farine d’avoine et la poudre à pâte. Dans un autre bol, enrobez les brisures de chocolat dans une petite partie du mélange sec obtenu. Réservez les deux bols;
Dans un grand bol, crèmez ensemble le sucre et le beurre. Ajoutez les oeufs battus, le rhum et le lait;
Incorporez le mélange solide au mélange liquide, et non le contraire, à l’aide d’une grosse cuillère. Ne brassez pas trop le mélange : il doit garder un aspect grumeleux et plus liquide que solide. S’il semble manquer de liquide, ajouter peu à peu du lait, jusqu’à l’obtention de la consistance désirée;
À la toute fin, ajoutez les poires et le chocolat au mélange;
Sans attendre, versez la préparation au 2/3 des moules et enfournez le tout pour 15-20 minutes. Les muffins sont prêts quand vous les piquer avec un cure-dents et qu’il reste propre.
J’ai fait 15 muffins avec cette recette et ils sont assez gros. J’ai également terminé la cuisson avec 2-3 minutes à broil pour avoir une belle apparence dorée. Bon appétit!

Muffins aux poires, rhum et chocolat noir

On s’entend, c’est cochon. Et vraiment très très bon. Parfait pour une petite touche sucrée après le souper ou le matin avec un bon café. Je n’achète pas souvent des poires. D’une part, je trouve qu’il est difficile d’arriver à la bonne consistance avec ce fruit et de l’autre, transporter une poire dans son sac équivaut presque toujours à un fruit suintant, noir et amoché quand vient le temps de le manger. Mais sérieusement, quand elle est mûre à point, juteuse et qu’on la prend directement du frigo pour la croquer sur le champ, c’est bon. Et avec du chocolat noir, c’est tout simplement divin. Voici la recette que j’ai légèrement modifiée.

INGRÉDIENTS

  • 2 2/3 tasses de farine
  • ½ tasse de farine d’avoine (je n’en avais pas alors j’ai mis plus de farine blanche)
  • 3 c. à thé de poudre à pâte
  • 3 poires hachées grossièrement
  • 1 tasse de brisures de chocolat noir
  • 2/3 tasse de sucre blanc
  • 3 oeufs battus
  • 2/3 de tasse de beurre mou
  • 2 c. à table de rhum brun
  • 1 ½ tasse de lait
  • un peu de beurre mou

ÉTAPES

  • Préchauffez le four à 180ºC / 350ºF;
  • Beurrez un moule à muffins;
  • Dans un moyen bol, mélangez ensemble la farine, la farine d’avoine et la poudre à pâte. Dans un autre bol, enrobez les brisures de chocolat dans une petite partie du mélange sec obtenu. Réservez les deux bols;
  • Dans un grand bol, crèmez ensemble le sucre et le beurre. Ajoutez les oeufs battus, le rhum et le lait;
  • Incorporez le mélange solide au mélange liquide, et non le contraire, à l’aide d’une grosse cuillère. Ne brassez pas trop le mélange : il doit garder un aspect grumeleux et plus liquide que solide. S’il semble manquer de liquide, ajouter peu à peu du lait, jusqu’à l’obtention de la consistance désirée;
  • À la toute fin, ajoutez les poires et le chocolat au mélange;
  • Sans attendre, versez la préparation au 2/3 des moules et enfournez le tout pour 15-20 minutes. Les muffins sont prêts quand vous les piquer avec un cure-dents et qu’il reste propre.

J’ai fait 15 muffins avec cette recette et ils sont assez gros. J’ai également terminé la cuisson avec 2-3 minutes à broil pour avoir une belle apparence dorée. Bon appétit!

Classé dans muffins poires chocolat Recette cuisine

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Ma nouvelle coloc

Depuis une semaine et demie, j’héberge une amie qui vient de dénicher un emploi dans la région. Eh oui, j’ai une nouvelle coloc. Après 4 ans de cohabitation avec mon amoureux, ça fait tout drôle de faire un court retour en arrière et de réapprivoiser cette étape cruciale qu’est la colocation dans la vie de tout étudiant. Là où l’envie nous prend de refaire le monde dans nos conversations, de prendre un verre à tous les soirs, de se faire des plats du tonnerre, de se coucher beaucoup trop tard…Aussi le temps où on doit attendre que l’autre sorte de la chambre de bain avant d’y entrer et où on a peur de rater l’autobus parce que l’autre est aussi erratique que nous le matin sinon plus. Mais l’expérience est enrichissante et divertissante. Ça change du quotidien, ça me rappelle des bons souvenirs et ça éveille des facettes de moi qui s’étaient tranquillement estompées. Cette amie travaillant dans un milieu où le code vestimentaire est plus stricte, j’ai l’impression de savourer encore plus la liberté que j’ai dans ma façon de m’habiller et de m’exprimer à travers mon style. J’ai acheté cette robe pour 7 $ en fin de semaine et j’adore la couleur, les manches trois quarts et le tissu qui est juste assez lourd pour bien tomber et avoir du mouvement à la fois. Je suis toujours aussi étonnée des vêtements de qualité que l’on peut trouver dans les friperies. Un autre avantage, le morceau ayant déjà été lavé à quelques reprises, on sait que la coupe est définitive, que le vêtement tant aimé à l’essayage ne nous décevra pas au premier lavage. J’ai d’autres belles trouvailles à vous montrer, malgré que la prochaine semaine ne sera pas vraiment propice à l’écriture. Mais! j’ai une recette de muffins aux poires et au chocolat noir pour vous demain! Poire et chocolat noir, ça ne rime pas pour rien, ça va si bien ensemble.

Classé dans mode friperie

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Critique littéraire: Le ciel de Bay City, Catherine Mavrikakis, 2009

                                

Tout d’abord, laissez moi vous dire que ce roman ne fait pas l’unanimité dans mon entourage, la plupart l’ont détesté ou trouvé carrément déprimant. Alors, imaginez ma surprise lorsque je me suis trouvée complètement subjuguée par ces mots sans même avoir le temps d’y réfléchir à deux fois. 2 jours, c’est court pour un voyage aussi noir, intense, parfois même gênant. Mais, déprimant, pas vraiment.

Dans les années 60, deux soeurs juives d’origine polonaise ayant échappé à la Shoah grâce à l’aide de bons samaritains normands, décide de tenter leur chance à la cagnotte du rêve américain. Dans un bungalow en tôle au fond d’une rue cul-de-sac, au milieu d’un Michigan morne et pollué, au sein d’une Amérique qui renaît tranquillement des trop nombreuses cendres qui ont recouvertes l’Histoire, elles emménagent avec leurs deux enfants et font croire qu’elles sont non seulement françaises, mais également chrétiennes et commençent une vie mascarade en espérant que la vérité et la mémoire ne les rattrapera pas.

Mais, Amy, fille d’une courte idylle new-yorkaise de sa mère n’est pas dupe. Tout dans le ciel, ce ciel mauve et puant, dans sa vie, sa tête, son corps, ses instincts, son environnement, ses voisins, le ménage aseptisant de sa tante, l’absurdité de son cousin, l’amour insensée de David lui rappelle qu’elle est plus près de la mort et de la folie que de la vie et du bonheur. Au lieu de fuir les atrocités de l’histoire, elle les pourchasse, les dévore et les digère. Jusqu’à ce qu’une macabre découverte au sous-sol du bungalow de tôle la pousse à mettre en place la solution finale.

Le roman est racontée par Amy qui nous entraîne douloureusement à travers son adolescence troublée ainsi qu’à travers sa vie d’adulte d’apparence plutôt banale. Mais, on pourrait presque dire que le personnage principal est le ciel et sa couleur violacée. L’écriture est forte et d’une façon presque malsaine obsédante. Les images sont bouleversantes et même si on ne se retrouve pas nécessairement dans la folie psychotique d’Amy, on a envie de la comprendre, de décortiquer son malaise. L’auteur nous emmène dans un manège, c’est rapide, troublant, ça donne un peu mal au coeur, amis au final, on est bien content d’avoir vécu de telles émotions fortes.

Classé dans lecture critique littéraire